 |
| © D.R |
|
| |
|
Mais voilà qu’au moment où l’ensemble du personnel était heureux de pouvoir palper ces paquets de CFA, on leur a fait comprendre qu’ils n’auraient finalement droit qu’à quelque 460 millions de francs! De la sorte, des employés ayant roulé leur bosse depuis 10 ans dans cette radio se tireront avec 1.500.000 F CFA. Une misère Aussi tous ont-ils décidé de ne pas passer à la caisse et d’observer un mouvement de grève sur le lieu du travail. Faisant preuve de responsabilité, ils ont refusé l’option d’une grève sauvage. Ils ont maintenu le service minimum de diffusion des plages musicales. Ils ne s’opposent pas à la privatisation, mais ils réclament seulement d’être dédommagés avec équité. Il y a deux ans, les premiers 600 déflatés de Gabon Télécom avaient été mieux payés qu’eux. Aujourd’hui encore, le ministère des Finances a consenti à attribuer à la nouvelle vague de déflatés de Gabon Télécom et Libertis (environ 750 personnes) à la sauce marocaine 24 mois de préavis. Pourquoi ce ministère n’accorde-t-il pas le même bénéfice aux licenciés d’Africa N°1? Il y a là comme une politique de deux poids, deux mesures dont le Comité de privatisation et le ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances, Paul Toungui, seront tenus responsables des conséquences fâcheuses. |