 |
| © D.R |
|
| |
|
Nous, Collectif des agents de l’ancien Air Gabon, constatons et attirons l’attention du liquidateur, du Comité de liquidation et du gouvernement sur le règlement inéquitable des droits légaux versés aux différentes entreprises parapubliques privatisées. Liquidés le 31 mars 2006, les agents de la compagnie nationale Air Gabon, en l’absence de toute décision concertée et de toute alternative de droit (plan social ou indemnités de licenciement), au sens de l’article 59 du Code du travail, constatent à nouveau l’oubli dont ils sont victimes et ce, malgré l’instruction expresse du chef de l’Etat, publiée dans le journal «L’Union» du 25 février 2006: «La liquidation dans les meilleurs délais des droits des agents sur la base d’un plan social conforme aux dispositions légales et réglementaires et en concertation avec les partenaires sociaux.» . En effet, nous sommes parfaitement conscients, de ce que les indemnités de licenciement perçues à ce jour n’ont obéi qu’à la seule volonté d’un mécanisme d’accompagnement immédiat, inhumain, conçu par le Comité de privatisation pour liquider les départs précipités des personnels des entreprises parapubliques privatisées. Ce mécanisme indemnitaire à géométrie variable (droits légaux et/ou droits extra-légaux), donc critiquable, ne peut garantir la Paix sociale chère au président de la République. En plus de cet oubli, il existe encore cette injustice criarde et volontaire, qui vaut cinquante millions de francs cfa (50.000.000 f.cfa), entre les pilotes et les stewards, les hôtesses, les mécaniciens avion, les agents d’opérations, les agents de chargement, etc. Et pourtant, ceux qui connaissent les métiers de l’aviation, les experts de l’OACI, de la DGACC, savent que tous ces métiers exigent le maintien régulier de qualifications. Donc on ne pouvait prévoir une PRP (Prime de Réinsertion Professionnelle) pour les seuls (40) pilotes, au motif que ces derniers devaient avoir leurs qualifications à jour, sans pour autant que les autres catégories socioprofessionnelles susmentionnées ne soient concernées, car régies toutes par la même réglementation IATA! En outre, pouvons-nous dire aujourd’hui que cet argent a réellement servi au maintien des qualifications de nos collègues pilotes, trois ans après? Forts de ce qui précède et connaissant les enjeux, nous, Collectif des agents de l’ancien Air Gabon, émettons le vœu que les hautes autorités de notre pays, le ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation et le Premier ministre, s’impliquent pleinement dans ce dossier afin de restaurer le dialogue, gage d’une solution concertée et viable. Car cette situation plus que préoccupante ne peut continuellement nous laisser tous indifférents; surtout au moment ou les hautes autorités de l’État s’intéressent à la restauration du pouvoir hiérarchique dans l’administration publique, donc à redorer l’image de l’administration. Enfin, cette ultime démarche aura le double avantage de lever toute forme d’opacité dans notre esprit et aussi, nous permettra d’éviter des éventuels dérapages qui naîtraient de l’incompréhension, de l’injustice, de l’indifférence et surtout de l’oubli, au moment où les licenciés, comme nous, de Gabon Télécom, Libertis et autres, préparent sereinement la rentrée scolaire de leurs enfants. Convaincus par le triptyque idéologique Dialogue, Tolérance, Paix du chef de l’État, et sa volonté affichée, relayée par ses proches collaborateurs que vous êtes, d’éradiquer les inégalités sociales pour un mieux être des populations, nous ne doutons pas un seul instant de votre disponibilité à toujours mettre en avant les considérations d’ordre social et humanitaire qui lui sont chères. Ainsi, nous demeurons impatients de voir s’établir ce dialogue social, dans les tous prochains jours, pour que prenne fin cette politique de deux poids deux mesures soutenue par les seuls égoïsmes de certains cadres de la République, décidés à pervertir le triptyque du chef de l’État et d’attiser le mécontentement social en vue d’asseoir des desseins inavoués. Le Coordonnateur Général, Pierre Boukila Boundzanga Contact : 07.29.20.05 / 07.37.10.43 |